Survivre en milieu hostile

survivre.jpg

Création 2017
De Sarah Bahr

Au départ ce constat : l’ennui suscite le désir d’ailleurs, et cette question collatérale, ne sommes-nous pas d’autant plus titillés par l’aventure que nous vivons dans un monde encore très protégé ? Mon envie d’expédition en montagne, de traversée en mer, ne traduit-il pas mon besoin de côtoyer la mort d’autant plus prêt que la vie quotidienne m’en éloigne tous les jours (et que la manie compulsive qu’a l’information de m’y ramener sur ses écrans, ne suffit pas à combler).

L’histoire d’un homme donc. Au bureau, entre ordinateur et téléphone, comme beaucoup.
Une start-up, une agence de voyage pour aventuriers en apprentissage, les pôles, les déserts, les océans, le monde dans ce qu’il a encore d’hostile potentiellement à portée de main pour ceux qui en ont les moyens.

La pression est trop forte, l’homme perd pied, entre son aquarium et les murs vitrés de l’open space, il plonge, il se noie. Peut-être se sauvera-t-il. Comment ? C’est ce que la fin de la pièce proposera de découvrir.

Le spectacle est une comédie. La nôtre, celle de toutes nos peurs, dans un monde brassé par les forces, les courants, que la mondialisation libère. Trop tard pour revenir en arrière, nous voilà tous emportés, reste le souvenir du Capitaine Achab de Mobby Dick, « je ne sais pas où je vais, mais j’y vais en riant ».

A l'usage des aventuriers de toute sorte, sportifs, trekkers, marins, alpinistes et de tous les survivants potentiels que nous sommes, Survivre en milieu hostile étudie sous toutes ses formes l’extraordinaire capacité de l'organisme humain à s’adapter à toutes les catégories d'agressions physiques, psychiques, sociales.

Du stress de l'isolement à la survie en groupe, de la soif à la faim, de la chaleur au froid, de l'effort physique à la diététique du milieu, Survivre en milieu hostile se veut une forme « de la conjuration », légère, décalée, joyeuse et maline pour mettre en jeu notre peur impuissante face à ce qui ne va pas manquer de très mal tourner et auquel nous ne manquerons pas de survivre espérons-le.

Thierry Bordereau

distribution

Mise en scène

Thierry Bordereau

Jeu

Réjane Bajard,
Pierre Germain
Thierry Vennesson

Production

Production en cours avec le soutien du Ministère de la Culture (DGCA) aide au compagnonnage avec un auteur