DOM JUAN

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De Molière

Des histoires d'amour, des relations impossibles, des aventures, une fuite à tombeau ouvert, la statue d’un commandeur, un spectre... 

J’aime la façon dont la pièce pose la question du désir. Chez Dom Juan, le désir procède d’un « tout tout de suite » sans limite et très régressif, assez séduisant. Dom Juan pourrait-être une de mes idoles. Chez Sganarelle, le désir procède d’un principe de transmission, très moral, un peu ennuyeux. Chez Elvire, le désir est rendu impossible par le poids des usages, des pères, des maris, des frères... 

Don Juan exerce sur moi la fascination des grands fauves. Dom Juan est un prédateur. Dom Juan me déchire entre fascination et dégoût, sans que je puisse trancher d’un côté ou de l’autre. J’aime son ambiguïté profonde. 

J’aime le récit de cette fuite en avant. Dom Juan, la pièce, est un road-movie à elle toute seule et Dom Juan et Sganarelle, personnages, forment un couple d’enfer à la Easy Rider. Don Juan me parle de 68, de la révolution sexuelle que je n’ai pas connue, de l’arrivée du Sida, de la crise -la dépression ?- qui dure depuis 73, du désir que la société de consommation consume tous les jours. 

Débarrassée des oripeaux du classique, du folklore d’un vieux théâtre à costumes, la pièce palpite encore. 

D’une vie brutale, nerveuse et fragile..., qui a le pouvoir d’embraser nos vies.

Thierry Bordereau 

Distribution

Mise en scène

Thierry Bordereau

Jeu

Réjane Bajard,
Marijke Bedleem,
Fabien Grenon,
Mickaël Pinelli,
Raphaël Defour,
Thierry Vennesson

Production

Plateforme Locus Solus,

Théâtre de la Croix-Rousse/ Lyon,
Théâtre du Vellein/ Villefontaine,
Théâtre Jean-Vilar / Bourgoin-Jallieu

avec le soutien de l’ADAMI et de la SPEDIDAM